Jean Malaquais travailla jusqu’à sa mort en 1998 à la révision du texte de ce roman publié en 1947 dans l’indifférence totale – et que ses admirateurs considèrent clairement comme son plus grand livre. Norman Mailer, dans sa préface, insiste sur les raisons du malentendu : Malaquais s’est toujours a
Planète sans visa
✍ Scribed by Malaquais, Jean
- Book ID
- 107932402
- Publisher
- Phébus
- Year
- 1947
- Tongue
- French
- Weight
- 378 KB
- Category
- Fiction
- ISBN
- 2859405798
No coin nor oath required. For personal study only.
✦ Synopsis
Marseille, 1942 : quelques mois avant l'invasion de la zone libre par les Allemands, la ville en pressent la menace. Le grand port méditerrannéen est devenu cette nasse on sont allés se prendre tous les indésirables pourchassés par Vichy. Affluant des quatre coins de l'Europe, ils fuient la tyrannie. l'oppression et la guerre, et espèrent décrocher le précieux sésame qui leur permettra d'embarquer vers une terre de liberté et de paix : un visa vers l'improbable Amérique. Entre descriptions réalistes et évocations lyriques, Jean Malaquais brosse un terrible tableau de l'époque et de la faune bigarrée du Vieux-Port. Où les proscrits, de tout poil côtoient, saris s'en méfier assez, mouchards et délateurs zélés...
Quatrième de couverture
Jean Malaquais travailla jusqu'à sa mort en 1998 à la révision du texte de ce roman publié en 1947 dans l'indifférence totale - et que ses admirateurs considèrent clairement comme son plus grand livre. Norman Mailer, dans sa préface, insiste sur les raisons du malentendu : Malaquais s'est toujours arrangé pour avoir un demi-siècle d'avance sur la sensibilité de son temps. Conclusion : il est peut-être temps de le lire. Nous sommes à Marseille au début des années 40. Sale époque. Le grand port du mirage colonial, où naguère encore le Marius de Pagnol rêvait de brûlantes évasions, est devenu cette nasse où sont allés se prendre tous les indésirables pourchassés par Vichy, chacun d'eux rêvant de s'embarquer vers une improbable Amérique. Autour grouille la foule ordinaire des ports : marins en rade, flics en civil, mouchards avec qui l'on trinque au zinc sans méfiance. Et derrière ce petit monde qui se marche un peu sur les pieds, les tireurs de ficelles habituels : fonctionnaires en peine d'avancement, ambitieux de tout poil profitant de l'époque pour frayer d'audacieux raccourcis en eau trouble, délateurs à grande échelle ou à la petite semaine. En cherchant bien on trouve même dans les coins quelques héros, des vrais (pas beaucoup). Malaquais, sans rien perdre de sa verve mais en la jouant sur le registre grave, décide de prendre cette fourmillante matière à bras-le-corps, anges et salopards dans la même étreinte. Et c'est une humaine - trop humaine - comédie qu'il brosse là, avec férocité et pourtant compassion. Il ne juge pas, ou si peu, cherche surtout à comprendre, quitte à se glisser dans la peau du lâche, de tous ces " braves gens " qui furent complices d'un grand crime, le plus grand peut-être, et qui ont cru pouvoir s'en tirer ensuite en disant. " On ne savait pas. " On nous suggère aujourd'hui qu'il faut oublier tout ça, tourner la page. N'obtempéreront que ceux qui ont le secret désir d'amputer leur âme. Relisons plutôt Malaquais : il sait nous raconter des histoires qui ne sont rien d'autre que l'Histoire, quand elle ne ment pas. Car ce livre est d'abord une formidable brassée d'histoires follement emmêlées - où le lecteur est convié à chercher la sienne. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Biographie de l'auteur
Jean Malaquais, de son vrai nom Wladimir Malacki, est né à Varsovie en 1905. Ce juif polonais écrivit Planète sans visa de 1942 à 1947, ou fil de son errance de Paris an Mexique, en passant par Marseille et l'Espagne ; il le remania jusqu'à l'aube de sa mort en 1993. Admiré par André Gide, Jean Giono et Norman Mailer, il reçut le prix Renaudot en 1939 pour Les Javanais.
Sony_sort : Malaquais, Jean - Planète sans visa
📜 SIMILAR VOLUMES
Brusquement le ciel s'obscurcit et un cri atroce déchira l'air. Levant les yeux au ciel, William Baker découvrit une immense créature ailée qui fondait sur lui et ses compagnons. D'apparence reptilienne, le front hérissé d'une corne torsadée, l'animal volant correspondait trait pour trait aux terrib
La terre des forçats ne portait d'autre nom que celui-là, assez terrible en soi, la Planète sans Soleil. En effet, en raison de son éloignement de l'astre central, Canopus n'y apparaissait, en plein jour, que sous l'aspect d'une petite lampe d'une clarté grisâtre, et la température moyenne dépassait
Brusquement le ciel s'obscurcit et un cri atroce déchira l'air. Levant les yeux au ciel, William Baker découvrit une immense créature ailée qui fondait sur lui et ses compagnons. D'apparence reptilienne, le front hérissé d'une corne torsadée, l'animal volant correspondait trait pour trait aux terrib
Brusquement le ciel s'obscurcit et un cri atroce déchira l'air. Levant les yeux au ciel, William Baker découvrit une immense créature ailée qui fondait sur lui et ses compagnons. D'apparence reptilienne, le front hérissé d'une corne torsadée, l'animal volant correspondait trait pour trait aux terrib