Marseille, 1942 : quelques mois avant l'invasion de la zone libre par les Allemands, la ville en pressent la menace. Le grand port méditerrannéen est devenu cette nasse on sont allés se prendre tous les indésirables pourchassés par Vichy. Affluant des quatre coins de l'Europe, ils fuient la tyrannie
Planete sans visa
✍ Scribed by Malaquais, Jean
- Book ID
- 108443956
- Year
- 2014
- Tongue
- French
- Weight
- 377 KB
- Category
- Fiction
- ISBN
- 2859405798
No coin nor oath required. For personal study only.
✦ Synopsis
Jean Malaquais travailla jusqu’à sa mort en 1998 à la révision du texte de ce roman publié en 1947 dans l’indifférence totale – et que ses admirateurs considèrent clairement comme son plus grand livre. Norman Mailer, dans sa préface, insiste sur les raisons du malentendu : Malaquais s’est toujours arrangé pour avoir un demi-siècle d’avance sur la sensibilité de son temps. Conclusion : il est peut-être temps de le lire.
Nous sommes à Marseille au début des années 40. Sale époque. Le grand port du mirage colonial, où naguère encore le Marins de Pagnol rêvait de brûlantes évasions, est devenu cette nasse où sont allés se prendre tous les indésirables pourchassés par Vichy, chacun d’eux rêvant de s’embarquer vers une improbable Amérique.
Autour grouille la foule ordinaire des poils : marins en rade, flics en civil, mouchards avec qui l’on trinque au zinc sans méfiance. Et derrière ce petit monde qui se marche un peu sur les pieds, les tireurs de ficelles habituels : fonctionnaires en peine d’avancement, ambitieux de tout poil profitant de l’époque pour frayer d’audacieux raccourcis en eau trouble, délateurs à grande échelle ou à la petite semaine. En cherchant bien on trouve même dans les coins quelques héros, des vrais (pas beaucoup).
Malaquais, sans rien perdre de sa verve mais en la jouant sur le registre grave, décide de prendre cette fourmillante matière à bras-le-corps, anges et salopards dans la même étreinte. Et c’est une humaine – trop humaine – comédie qu’il brosse là, avec férocité et pourtant compassion. Il ne juge pas, ou si peu, cherche surtout à comprendre, quitte à se glisser dans la peau du lâche, de tous ces « braves gens » qui furent complices d’un grand crime, le plus grand peut-être, et qui ont cru pouvoir s’en tirer ensuite en disant : « On ne savait pas. »
On nous suggère aujourd’hui qu’il faut oublier tout ça, tourner la page. N’obtempéreront que ceux qui ont le secret désir d’amputer leur âme. Relisons plutôt Malaquais : il sait nous raconter des histoires qui ne sont rien d’autre que l’Histoire, quand elle ne ment pas, car ce livre est d’abord une formidable brassée d’histoires follement emmêlées où le lecteur est convié à chercher la sienne.
📜 SIMILAR VOLUMES
Brusquement le ciel s'obscurcit et un cri atroce déchira l'air. Levant les yeux au ciel, William Baker découvrit une immense créature ailée qui fondait sur lui et ses compagnons. D'apparence reptilienne, le front hérissé d'une corne torsadée, l'animal volant correspondait trait pour trait aux terrib
La terre des forçats ne portait d'autre nom que celui-là, assez terrible en soi, la Planète sans Soleil. En effet, en raison de son éloignement de l'astre central, Canopus n'y apparaissait, en plein jour, que sous l'aspect d'une petite lampe d'une clarté grisâtre, et la température moyenne dépassait
La terre des forçats ne portait d'autre nom que celui-là, assez terrible en soi, la Planète sans Soleil. En effet, en raison de son éloignement de l'astre central, Canopus n'y apparaissait, en plein jour, que sous l'aspect d'une petite lampe d'une clarté grisâtre, et la température moyenne dépassait
La terre des forçats ne portait d'autre nom que celui-là, assez terrible en soi, la Planète sans Soleil. En effet, en raison de son éloignement de l'astre central, Canopus n'y apparaissait, en plein jour, que sous l'aspect d'une petite lampe d'une clarté grisâtre, et la température moyenne dépassait