Analyse critique du déficit en vitamine D
✍ Scribed by Maurice Audran; Karine Briot
- Publisher
- Elsevier Science
- Year
- 2010
- Tongue
- French
- Weight
- 231 KB
- Volume
- 77
- Category
- Article
- ISSN
- 1169-8330
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✦ Synopsis
La vitamine D connaît aujourd'hui un regain d'intérêt, non seulement en raison de ses effets osseux intéressants dans la prévention des fractures ostéoporotiques que de ses effets extra-osseux protéiformes (réduction du risque de cancer, de maladies inflammatoires et même de taux de mortalité. . .) observés dans larges études observationnelles. La mesure du taux de la 25-hydroxy-vitamine D est aujourd'hui une méthode très fiable pour évaluer les réserves à l'échelon individuel. Néanmoins, des questions demeurent dans la pratique clinique quotidienne. Elles concernent les seuils considérés comme normaux ou plus exactement « souhaitables ». Le seuil de 75 nmol/l est actuellement proposé comme une référence en termes de bénéfice osseux, mais des taux supérieurs pourraient être nécessaires pour l'obtention de certains effets extra-osseux. La forme naturelle de la vitamine D est de loin la plus largement utilisée pour corriger une insuffisance (et les dérivés hydroxylés n'ont que des indications très limitées et spécifiques. . .), mais ses modalités de prescription restent débattues. Des interrogations persistent en effet quant à la forme à administrer (vitamine D2 ou D3 ?), quant au rythme de prescription (quotidienne ou plus espacée, voie orale ou injectable. . .). Une posologie minimale de 800 UI/j de vitamine D3 apparaît nécessaire « en entretien » pour protéger l'os ; des doses plus fortes (100 000 à 200 000 UI tous les deux mois, pendant six mois par exemple) peuvent en revanche être requises pour corriger un déficit franc. Dans ces cas, un contrôle du taux de 25-hydroxy-vitamine D à quatre ou six mois permet de s'assurer de la correction de l'insuffisance et d'adapter la supplémentation ultérieure. Mais au-delà de ces considérations pratiques, le message actuel est de prendre en compte la fréquence du déficit en vitamine D, tant dans la population générale que plus spécifiquement chez les patient(e)s à risque d'ostéoporose, d'en vérifier l'intensité et de la corriger. Un apport quotidien minimal de 800 UI/j apparaît aujourd'hui comme un pré-requis utile et sûr en termes de santé publique.
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