Ça, c'est un baiser
✍ Scribed by Dijan, Philippe
- Book ID
- 107379370
- Publisher
- Prospéro's books
- Year
- 2013
- Tongue
- French
- Weight
- 209 KB
- Category
- Fiction
No coin nor oath required. For personal study only.
✦ Synopsis
Autre version via 3000 ebooks Torrent… conserver les 2
Qui a tué Jennifer Brennen, cette fille de milliardaire qui détestait son père ? Deux flics, un quadra paume et une trentenaire obsédée par son poids, se lancent sur la piste du meurtrier. Narrateurs à tour de rôle, ces antihéros nourrissent leur traque de réflexions métaphysiques et de récits de leurs amours agitées.
Philippe Djian décrit avec humour un monde attachant d’amochés généreux et de justiciers naïfs, dans un style ample et pittoresque qui embarque le lecteur dans un périple noir.
Si cet opus déroute, c'est bien plutôt par son aspect décousu, son flirt inabouti avec plusieurs genres, son absence d'épine dorsale. A l'image d'un monde qui vit son apocalypse joyeuse, l'histoire fuit de toutes parts, les personnages prennent en pleine figure, et sans distinction, petits bonheurs et cataclysmes du quotidien ; leurs gesticulations, leur peur de la solitude comme de l'engagement, leur défense par l'humour ou l'indifférence composent une symphonie humaine pleine de bruit et de fureur qui, si elle ne signifie rien, renvoie tout de même à quelques questionnements essentiels : sur l'amour, le sens du combat idéologique, la paradoxale perte de repères de l'individu à une époque où l'individualisme règne.
C'est sans doute dans cette vision très sombre d'un monde où les boeings percutent des gratte-ciel et où les romans de Madeleine Chapsal (pardon : de Catherine Millet) se vendent comme des petits pains que réside la nouveauté de Ça, c'est un baiser. Et aussi dans la réponse qu'y apporte l'auteur : oubliés le vertige des sens, le salut par l'écriture ; seule la "résignation active", moderne stoïcisme, paraît ici à même d'assurer la survie de l'homme.
On lui avait cassé les dents. Tout d’abord, j’avais cru qu’on les lui avait arrachées. Mais non. Marie-Jo avait raison. «Alors ? J’avais pas raison ? » Je me suis relevé. Mon genou m’a fait souffrir. J’ai soupiré :« Cette pauvre fille. Quand même, cette pauvre fille. Hier encore, je la voyais courir. Le tour complet du parc. Chaque jour que Dieu faisait. Cette pauvre fille. Tu veux dire cette petite pute. Je t’en prie. Elle s’appelait Jennifer.» Marie-Jo et moi avons échangé un faible sourire. Ensuite, nous sommes allés déjeuner.
📜 SIMILAR VOLUMES
«On lui avait cassé les dents. Tout d'abord, j'avais cru qu'on les lui avait arrachées. Mais non. Marie-Jo avait raison. "Alors ? J'avais pas raison ?" Je me suis relevé. Mon genou m'a fait souffrir. J'ai soupiré : "Cette pauvre fille. Quand même, cette pauvre fille. Hier encore, je la voyais co
SUMMARY: Qui a tué Jennifer Brennen, cette fille de milliardaire qui détestait son père ? Deux flics, un quadra paumé et une trentenaire obsédée par son poids, se lancent sur la piste du meurtrier. Narrateurs à tour de rôle, ces antihéros nourrissent leur traque de réflexions métaphysiques et de r
« On lui avait cassé les dents. Tout d'abord, j'avais cru qu'on les lui avait arrachées. Mais non. Marie-Jo avait raison. "Alors ? J'avais pas raison ?" Je me suis relevé. Mon genou m'a fait souffrir. J'ai soupiré : "Cette pauvre fille. Quand même, cette pauvre fille. Hier encore, je la voyais c
В« On lui avait cassГ© les dents. Tout d'abord, j'avais cru qu'on les lui avait arrachГ©es. Mais non. Marie-Jo avait raison. "Alors ? J'avais pas raison ?" Je me suis relevГ©. Mon genou m'a fait souffrir. J'ai soupirГ© : "Cette pauvre fille. Quand mГЄme, cette pauvre fille. Hier enco