Francis Scott Fitzgerald
La Fêlure
Toutes les nouvelles contenues dans cet ouvrage ont été traduites par Suzanne Mayoux, à l’exception de La Fêlure, traduite par Dominique Aury.
Préface de Roger Grenier
Gallimard
Francis Scott Fitzgerald écrivit un roman à vingt-deux ans, à la fin de la Grande Guerre. Il trouva d’un coup une gloire fabuleuse et des milliers de dollars qu’il se mit à boire et à jeter par les fenêtres du Ritz, en compagnie de Zelda, sa femme, la déesse des années vingt, de l’âge du jazz, de l’âge du gin. Ensemble ils découvrirent Montparnasse et fréquentèrent le café Voltaire. Ils avaient acheté une Rolls torpédo d’occasion, car leurs autos étaient toujours fascinantes, et toujours d’occasion. Mais le sang irlandais de Scott Fitzgerald portait en lui un moraliste, un puritain qui disait que le monde des riches est inaccessible ou que du moins on finit toujours par en être rejeté, ce qui se produisit pour lui en 1929, l’année de la Grande Dépression. Brusquement Wall Street avait craqué : Scott avait des milliers de dollars de dettes, et Zelda était folle, enfermée dans de coûteuses maisons de santé. Fitzgerald n’était plus qu’un alcoolique qu’il n’était pas possible de fréquenter. Quand il quitta la vie, en 1940, il avait quarante-quatre ans, aucun livre de lui n’était plus en vente, et il avait sur les bras un roman inachevé.
Comme tout ce qu’écrit Scott Fitzgerald est autobiographique, nous retrouverons les principaux épisodes de sa vie au fil des nouvelles et des textes qui composent ce recueil. Dès qu’il réussit, vers 1919, à vendre quelques nouvelles aux magazines, il pense que désormais toute sa vie, ses souvenirs, ses passions et ses malheurs doivent servir son œuvre et être livrés au public. Fitzgerald arrive même à écrire sur son impuissance d’écrire. Et cela donne ces très beaux textes pleins d’ironie et de détresse comme La Fêlure et l’Après-midi d’un écrivain.
Ce recueil est composé de seize nouvelles et textes autobiographiques de Scott Fitzgerald, pour la plupart inconnus en France.
Il a suffi de les classer selon une certaine chronologie pour que leur succession compose une sorte de vie de leur auteur, depuis son adolescence, racontée dans les nouvelles du cycle Basil Duke Lee, jusqu’à la sombre expérience de La Fêlure.
Résumé
Seize nouvelles et textes autobiographiques qui résument à eux seuls la vie brillante et fertile en désastres du grand romancier américain des années vingt. On va ainsi des charmantes histoires d'adolescence dont le héros, Basil Duke Lee, ressemble fort au jeune Scott, à la sombre expérience de La fêlure, un texte à l'accent pascalien, plein d'ironie et de détresse, où Fitzgerald arrive même à écrire sur son impuissance d'écrire.
Il pensait que sa vie, ses passions, ses souvenirs, ses malheurs devaient servir son ouvre, car il n'avait pas d'autre foi que la littérature. C'est pourquoi tout ce qu'il raconte, avec tant de charme, fait de lui un écrivain exemplaire.
Fiche technique
Francis Scott Fitzgerald
La Fêlure
Toutes les nouvelles contenues dans cet ouvrage ont été traduites par Suzanne Mayoux, à l’exception de La Fêlure, traduite par Dominique Aury.
Date de parution : 12/06/2014
Editeur : Editions Gallimard
Collection : Folio
e-isbn : 978-2-07-252790-6
EAN : 9782072527906
Format : ePub
Nb. de pages : 256 pages