Influence des anticorps anti-infliximab et des concentrations résiduelles d’infliximab sur l’apparition d’une résistance acquise à l’infliximab chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde
✍ Scribed by Axel Finckh; Jean Dudler; Felix Wermelinger; Adrian Ciurea; Diego Kyburz; Cem Gabay; Sylvette Bas
- Publisher
- Elsevier Science
- Year
- 2010
- Tongue
- French
- Weight
- 281 KB
- Volume
- 77
- Category
- Article
- ISSN
- 1169-8330
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✦ Synopsis
Polyarthrite rhumatoïde Traitement antirhumatismal Inhibiteurs du facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-␣) Résistance secondaire au traitement Anticorps humains anti-chimérique r é s u m é Rappel. -L'infliximab (IFX) peut être immunogène pour les humains et entraîner la formation d'anticorps AC contre l'IFX (AC anti-IFX), susceptibles d'induire une résistance acquise à l'IFX. Objectif. -Évaluer si la présence d'anticorps (AC) anti-IFX et des taux circulants résiduels d'IFX sont associés à une résistance acquise à l'IFX dans la polyarthrite rhumatoïde (PR). Méthodes. -Une analyse par régression logistique multivariée a été utilisée pour étudier la relation entre les AC anti-IFX, les concentrations résiduelles d'IFX, et la résistance acquise à l'IFX dans une étude castémoins provenant du registre Suisse pour la PR (SCQM-PR).
Résultats. -Soixante-quatre patients atteints de PR traités de longue date par IFX ont été inclus ; 24 avaient dévelopé une résistance acquise au traitement par IFX et 40 continuaient à avoir une bonne réponse à l'IFX. Les deux groupes présentaient des caractéristiques similaires de la maladie, mais les patients qui avaient développé une résistance acquise à l'IFX nécessitaient des doses significativement plus élevées d'IFX (5,4 versus 4,3 mg/kg, p = 0,02) et des intervalles de perfusions plus courts (7,1 versus 8,7 semaines, p = 0,01), par comparaison aux bons répondeurs à long terme. La présence d'IFX résiduel avait tendance à être associée à une diminution du risque de résistance thérapeutique acquise (OR 0,4 (95 % IC : 0,1-1,5)), alors qu'à l'inverse la présence d'AC anti-IFX tendait à être associée à un risque augmenté de résistance thérapeutique secondaire (OR : 1,8 (95 % IC : 0,4-9,0)). La présence de taux élevés d'anticorps AC anti-IFX ou de faibles concentrations résiduelles d'IFX était fortement corrélée à une telle résistance thérapeutique (OR 5,9, 95 % IC 1,6). Cependant, seulement 42 % des patients qui avaient développé une résistance à l'IFX avaient soit de faibles taux d'IFX soit des taux élevés d'AC anti-IFX. Conclusion. -Ces résultats suggèrent que l'évaluation des anticorps AC anti-IFX et des concentrations résiduelles en IFX est de valeur limitée chez les patients en pratique courante.