Fréquence de prescription et tolérance du traitement antituberculeux effectué selon les recommandations nationales pour prévenir le risque de tuberculose induite par un traitement anti-TNFα
✍ Scribed by Marie-Gaëlle Bray; Cécile Poulain; Maxime Dougados; Laure Gossec
- Publisher
- Elsevier Science
- Year
- 2010
- Tongue
- French
- Weight
- 327 KB
- Volume
- 77
- Category
- Article
- ISSN
- 1169-8330
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✦ Synopsis
Introduction. -Les anti-TNF␣ augmentent le risque de résurgence de la tuberculose latente. Les recommandations internationales incluent, en cas de dépistage positif, la prescription de rifampicine (RIF) et d'isoniazide (INH) pendant trois mois. Cependant, la toxicité de cette association est méconnue chez les patients atteints de rhumatismes inflammatoires. Objectifs de l'étude. -Établir la fréquence, les motifs de prescription et la fréquence d'hépatotoxicité de l'association INH/RIF. Matériels et méthodes. -Il s'agissait d'une étude systématique rétrospective des dossiers médicaux des patients, suivis en rhumatologie, de 2002 à 2007, traités par INH/RIF avant l'introduction d'un anti-TNF␣. Les caractéristiques démographiques, les motifs de prescription, les traitements rec ¸us, les taux de transaminases ont été collectés. L'analyse a été descriptive. Résultats. -Parmi 1028 patients traités par anti-TNF␣ entre 2002 et 2007, 216 (21,1 %) ont rec ¸u l'association INH/RIF. Sur 93 patients ayant des données complètes, 17 (18,2 %) ont eu une hépatotoxicité. Un patient a eu une cytolyse hépatique supérieure à dix fois la normale. Les facteurs de risque d'hépatotoxicité établis dans l'étude étaient le taux d'alanine aminotransferase élevé avant traitement et un traitement concomitant par léflunomide. Conclusion. -Cette étude systématique montre une fréquence élevée de traitement préventif par INH/RIF due en particulier à la positivité de l'intradermoréaction (IDR) à la tuberculine. Les cas d'hépatotoxicité sont fréquents mais bénins. À l'avenir, les tests in vitro de diagnostic de la tuberculose permettront peut-être de mieux dépister les cas de tuberculose latente et de restreindre les indications du traitement antituberculeux.