Une toute jeune femme - qui n'est autre que l'auteur lui même atteint du mal de Pott - est envoyée à Berck, cité des grands malades osseux au bord de la mer du Nord pour y faire une cure en sanatorium. La terrible maladie qui l'oblige à porter une gaine de plâtre, à s'astreindre aux régimes les plus
Boulevard des allongés
✍ Scribed by Pagan, Hugues
- Book ID
- 107924269
- Publisher
- Rivages/Noir
- Year
- 1995
- Tongue
- French
- Weight
- 100 KB
- Category
- Fiction
- ISBN
- 2869309260
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✦ Synopsis
Katz est un flic ripoux, un de ceux qui en croquent, qui couvrent, qui ferment les yeux, qui s’arrangent en échange d’enveloppes plus ou moins garnies. Il est un servant de la petite pègre : proxénète, dealer, et à ce titre n’obtient d’eux aucun respect. Il est un parmi la vermine de la nuit, pas loin du bout du rouleau...
La linéarité n’est pas le propre de l’écriture d’Hugues Pagan, en tout cas pas dans ce roman. Il faudra du temps pour se faire une idée d’ensemble du tableau qu’il dresse sous nos yeux de lecteurs, et plusieurs fois on aura l’impression de s’être perdu, d’avoir loupé quelque chose.
Hugues Pagan procède par touches successives, ou par flashes plutôt. Il met en scène la nuit, celle des flics et de ceux qu’ils combattent. Dans cette nuit sombre, opaque, il envoie des éclairs, aveuglants, qui révèle un décor, une réalité, des personnages, s’évanouissant bien avant qu’on ait eu le temps de comprendre, de les assimiler. Pagan va vite et c’est parfois déstabilisant.
Et pourtant, comment lâcher cette lecture, comment ne pas suivre ce flic sur le fil du rasoir, la rage au ventre, solitaire - comme il se doit -, pessimiste. Affaire de style sans doute...
Hugues Pagan connaît la musique - cette petite musique de nuit - pour l’avoir jouée plus souvent qu’à son tour, en vrai. Alors, Katz, ripoux ?.. Non, sans doute pas, mais la vie qui l’entoure, oui. Finis les truands au grand coeur et au code d’honneur, vivent les années quatre-vingts : chacun pour soi, tous les coups sont permis, y compris les grands coups de bottes dans la fourmilière. Quant à la police, elle est logée à la même enseigne.
On a l’impression de ne pas beaucoup voir le jour dans ce roman, mais c’est sans doute voulu. Les frontières sont floues, la nuit sied mieux au portrait que dresse Hugues Pagan. Sous le soleil, on essaie de garder un semblant de respectabilité. Là, non.
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